Je nous présente Wink : Moi et Lui, parents d’un petit phoque, fille aînée de l’été 2007 et en attente d’une gambas rose pour le printemps 2010. 

La naissance du petit phoque a provoqué un véritable Tsunami en moi: de « il faut pouvoir se séparer de son enfant » à « une petite fessée quand les limites sont dépassées« ; je suis passée à une toute autre conception de la parentalité. Les moments d’intenses réflexions se sont succédés, les discussions avec Lui aussi et nous posons, petit à petit, les jalons de nos valeurs parentales. Nous sommes « parenternants » (ben oui, quoi, le maternage n’est pas mon privilège…) et nous sentons de plus en plus libres à mesure que nous grandissons avec notre enfant, loin des « conseils avisés » qui n’auraient pour effets que de casser les liens que nous tissons entre nous.Très vite, la question de l’école s’est posée, pour moi. Dans un premier temps, ce sont les temps de séparation qui m’ont interpellés. J’ai des horaires décalés, je bosse les WE et les jours fériés: en la mettant à l’école dès 3 ans (voir 2 ans et 1/2 comme on me le suggère), je ne la verrai plus qu’un WE sur deux et quelques soirées par semaine. Inimaginable! Certaines discussions avec des collègues d’enfants plus âgés m’ont aussi interpellé: m’entendre dire qu’un parent ne prend pas la défense de son enfant face à un instituteur de peur que celui- ci prenne en grippe le gamin, ça, ça me   Evil or Very MadAprès lecture de Filiozat, de Gordon, après des ateliers de communication non violente, ce n’est absolument pas l’idée que je me fais de mon rôle de parent! C’est une pièce dans laquelle je ne veux pas jouer.Bref, après pas mal de recherches et de lectures, c’est toute l’organisation scolaire et son incroyable capacité à enfermer chaque individu dans un rôle absolument parfait pour être « rentable » dans la société, que j’ai remis en question…

Dans la même veine, au printemps 2009, quand la farce tragi- comique « Pandémie Porcine » a commencé, j’ai oscillé entre incrédulité et peur. Mais « très vite » (quoi? emoticone ), mon esprit critique a repris le dessus et c’est un autre dogme qui s’est littéralement effondré.

A deux ans, je « n’instruis » pas le petit phoque à la maison: je la laisse vivre et découvrir à son rythme les choses qui l’intéresse. Je suis pas mal de théories de la pédagogie Montessori et les activités de vie pratique commencent à se structurer.  A l’orée de ces trois ans (le 1e juillet), Fille Aînée semble avoir acquis une vitesse d’apprentissage qui me désarçonne: les choses avancent bien, elle a soif de tout connaître. Souvent, ce blog est en retard par rapport à mes « bricolages » montessoriens maison ainsi que par rapport à nos activités. J’essaye les mises à jours régulières mais avec Princesse seconde qui arrive làmaintenantdanspaslongtemps, ça ne va pas être simple… Promis, si je n’y arrive pas, je ferai un tir groupé! La citation du blog a changé, ainsi que sa présentation. Non pas parce qu’on m’a interpellé au sujet de Saint Bernard de Clairvaux mais parce que… il y a comme un petit changement dans l’air. Je suis dans la dernière ligne droite, là et j’avoue que Clémence + le changement de job de son père + la fin de grossesse = jen_peux_plus_jen_ai_marre_jeveux_queça_s’arrête.

Le 21 avril 2010 à 13h03, après un travail court et tempêtueux, naissait, par AVAC sans péridurale, Violette.

Nous étions de retour chez nous à 19h, avec nos deux filles et une bouteille de champagne. Ces retrouvailles loins du milieu (in)hospialier furent des moments merveilleux. 

Quant à cet été, il voit naître un nouveau blog, plus proche de notre réalité quotidienne: http://tempsdescerises-sibylle.blogspot.com/

Bonne lecture et à bientôt!